"Les Bas-Alpins d'abord" avec Marie-Anne Baudoui Maurel

Article de Lionel Thonnatte : Coeur de Ville , l' agonie.

Triste constat !

La vacance commerciale de la rue de l’ Hubac est aujourd’hui de l’ordre de 40 % et depuis des années la population Dignoise du centre ancien d’une part se paupérise et les commerçants encore présents d’autre part ne peuvent que constater impuissants cet inexorable appauvrissement du paysage urbain dont l’image relayée par les internautes est celle d’une ville à caractère social ressemblant davantage à la Roumanie profonde qu’à une ville thermale et touristique flamboyante telle qu’elle le fût.


Pourtant cet espace piétonnier est incontestablement un véritable atout pour une ville thermale et touristique telle que la notre. Rendre ces voies piétonnes pratiques  et attractives, renforcer le dynamisme économique et l’animation commerciale du centre-ancien, valoriser et soutenir les commerçants, artisans et prestataires de services : tels devraient être les objectifs  d’une municipalité efficace  s’inscrivant dans une véritable dynamique commerciale.


Force est de constater à regrets que nos élus rouges-roses-verts n’ont pas eu cette volonté politique et qu’ils n’ont d‘ailleurs aucunement été capables de saisir l’  opportunité de valoriser ce cœur de ville.

D’ailleurs la compétence économique ayant été transmise à la Communauté de Communes, il paraît difficile d’incriminer la municipalité actuelle sauf à constater que ce sont les mêmes qui siègent à la CCABV et que par voie de conséquence les électeurs devront en tirer toutes les conséquences lors des prochaines échéances.

Alors certes nous avons entendu parler ici et là de temps à autres  du F.I.S.A.C. (Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce). Ce dernier aurait dû être d’une priorité absolue puisqu’il permet à la fois une aide aux collectivités territoriales mais aussi une aide directe aux entreprises dans de nombreux domaines d’interventions : animation, promotion, communication, rénovation et modernisation des locaux d’activité, prise en charge des intérêts d’emprunts pour l’acquisition de fonds de commerce par la commune,  marchés couverts et de plein air, aménagements destinés à faciliter l’accessibilité de ces entreprises aux personnes handicapées etc…

Malgré de nombreux intervenants et/ou élus au sein de la  CC3V puis CCABV, du service animations et moyens généraux de la Ville de Digne-les-Bains en qualité de référent pour le FISAC et de l’association cœur de ville auxquels s’ajoutent :
 
35 000 euros votés par la CC3V au titre de l’étude préalable,
800 000 euros consacrés à la rénovation des rues piétonnes inscrits au budget 2013 de la ville de Digne-les-Bains,
3000 euros de subvention à l’Association des commerçants pour recruter une personne chargée de suivre de près ce dossier,
25 000 euros dans le cadre de la convention avec la Mission de Développement Economique.

Force est de constater que depuis maintenant deux ans et demi  ce projet n’est encore qu’au stade embryonnaire et que le paysage urbain de la vieille ville s’est encore dégradé. Pour couronner le tout lors du Conseil Communautaire de janvier dernier, précision a été  donnée par  Sieur Teyssier que les délais d’instruction  du FISAC pouvaient encore atteindre de 12 à 18 mois…..

 Tout cela est tout de même bien surprenant lorsque l’on sait qu’il aura fallut 18 mois à Sisteron pour finaliser ce même fonds !!! Il faudra tout de même expliquer aux Dignois quel est l’intérêt d’avoir transféré à la CCABV l’incompétence économique ?



04/03/2016
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